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L'orgue de cinema
Dec. 02.

L’orgue du café-théâtre Barnabé

Construit en 1927 par la manufacture d’orgue Welte & Sohne à Fribourg-en-Brisgau, l’orgue de cinéma Apollo de Zürich accompagna les films muets durant quatre ans jusqu’à l’arrivée des films sonores. Avant d’être démonté en 1950, il fut utilisé en tant qu’instrument d’animation d’entracte. Dans les années septante, lors d’une visite à Zürich, Barnabé appris l’existence de cet instrument et s’en porta acquéreur.

Dès 1990, une fois les personnes compétentes contactées et les synergies mises en place, la restauration débuta. Ce projet a nécessité beaucoup de travail et d’études pour arriver à la conclusion que son intégration dans un nouveau lieu exigeait une refonte complète et une politique de réinstallation tournée vers l’avenir.

Tout en restaurant la partie musicale (tuyaux et soufflerie) de manière trés traditionnelle afin que celle-ci conserve ses qualités d’origine, il a été décidé de faire appel aux plus récentes connaissances en informatique en ce qui concerne la gestion de l’instrument.

Outre une utilisation traditionnelle, cette gestion informatique permettra d’enregistrer des performances d’organistes, ou même de lire des rouleaux de papiers perforé trés rares, de les scanner et de les archiver.

Eclaté sur 50 mètres de façade autour du cadre de scène, cet orgue est le plus grand orgue de cinéma d’Europe (100 registres-3’500 tuyaux) et la synthèse de tous les systèmes de sonorisation réalisés dans les cinémas et théâtres européens entre 1910 et 1940.

Ce mélange de caractéristiques traditionnelle et moderne, sa rareté, et son implantation dans une salle de spectacle “active”, font de cet instrument un élément important du patrimoine musical suisse.

Les robots
Dec. 02.

Les robots

Technologie

Les robots ont été réalisés grâce à la collaboration scientifique de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), par le biais de l’Autonomous System Lab. C’est à l’équipe du professeur Siegwart, déjà responsable  de la plus grosse installation du monde de robots autonomes et interactifs durant l’exposition nationale suisse Expo.02, et à BlueBotics, une jeune spin-off de ce laboratoire, qu’a incombé de relever les principaux défis technologiques : faire évoluer de manière autonome trois machines sur une scène et leur permettre d’interagir avec les comédiens et le décor.

Design

Les trois machines ont été dessinées par l’ECAL, école cantonale d’art  de Lausanne, dont la réputation a déjà largement dépassé les frontières nationales, au travers de la plupart des expositions de design de Milan à Berlin en passant par Venise. Leur challenge : transformer une machine en un vrai personnage de théâtre.

Sensualité

Le mécanisme du corps de la plus « féminine » des trois machines a été ciselé par François Junod, automatier à Sainte-Croix, un des derniers maîtres à pratiquer cette discipline de précision. Son rôle : apporter une grâce troublante, jamais vue chez un robot.

generique
Dec. 02.

Générique

la femme Laurence Iseli
l’homme Branch Worsham
conception & mise en scène Christian Denisart
scénographie & création lumières Gilbert Maire
chorégraphie Corinne Rochet & Nicholas Pettit
direction musicale Lee Maddeford
costumes Cécile Collet
recherche robotique Roland Siegwart
design Luc Bergeron
développement, programmation
et fabrication robots
BlueBotics
création de la Danseuse François Junod
ingénierie Inov3
carrosserie Les Hunaudières
régie robots Olivier Renault
en partenariat avec L’Ecole Polytechnique de Lausanne (EPFL)
L’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL)
avec le soutien de La Loterie Romande
La Fondation Sandoz
La Fondation Leenaards
La Ville de Lausanne
Creatives SA
une co-production Théâtre Barnabé
utop-O-matic
une création Les Voyages Extraordinaires

Presentation
Dec. 02.

L’étrange poésie de l’isolement

Le rideau se lève sur un bien curieux ballet dans cette gentilhommière cossue, habitée par un élégant et étrange personnage :
Le serviteur, s’il a la dignité rigide d’un majordome anglais, est fait de rouages et de métal.
Une danseuse mécanique évolue avec élégance et sensualité, troublant encore un peu plus l’esprit déjà bien fragile de notre homme.
Et l’animal artificiel qui court dans les jambes de ce petit monde se balance sur ses deux roues dans un équilibre précaire, un pavillon acoustique en lieu et place de tête.

Nous sommes chez un homme qui, par incompatibilité avec ses semblables, a choisi de vivre reclus, seul dans sa prison dorée. Pour calmer ses craintes, il a truffé son nid de systèmes de sécurité inquiétants. Pour pallier sa solitude, il s’est entouré de machines complexes de sa création…

Tous se préparent pour une journée très particulière : « Elle » vient lui rendre visite… « Elle », sa dernière chance de rejoindre notre monde, son dernier lien avec les êtres de chair et de sang.

Sera-t-il prêt à tout sacrifier pour séduire l’élue de son cœur ?